Petite fable

Rien ne sert de sortir, il faut rester chez soi.

Le COVID et l’humain en sont les témoignages.

« Vous n’arriverez pas à m’arrêter », dit le premier.

« Croyez-vous que nous n’ayons aucun moyen » répond le second.

– Je commence par la Chine, où les espaces sont immenses,

où les usines fabriquent pour la population mondiale

des biens qui seront consommés dans une grande indifférence,

des méfaits engendrés par la pollution des multinationales.

– Ah, ah, rit l’humain. Si vous croyez que cela fera cesser

la production des biens immobiliers et financiers,

c’est que vous ne connaissez pas la grande solidité

de notre système capitaliste mondialisé.

Mais voilà qu’après un virage très serré,

le COVID se lance à pas pressés

à l’assaut d’une Europe vieillie et fatiguée,

par des idées néfastes du siècle dernier,

et par la désertion d’amis anglais exaspérés.

– Je pars en Italie car j’ai toujours aimé la dolce vita

les pizzas, les pastas et tout le tralala,

du peuple italien qui aime se prendre dans les bras.

Alors l’humain qui se croyait sage et éclairé,

voit avec frayeur la pandémie se développer.

Plus de masques, plus de gel, plus de lits !

Mais pourquoi avons nous tout détruit ?

La guerre est déclarée, le COVID est l’ennemi.

Mais l’humain sait que son voisin aussi,

par ses sorties intempestives est l’ennemi aussi.

Rester chez soi est la seule solution établie

pour vaincre le virus et retrouver la vie.

Anne-Marie SANCHEZ

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